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Vous avez dit: " bien-être animal " ?

Le sabot des équidés pousse de manière continue au rythme de un centimètre par mois environ.
Ceci pour compenser l'usure de la corne afférente aux déplacements pour s'alimenter.
En effet, à l'état naturel, les équidés se déplacent toujours à la recherche de leur nourriture de base et donc, évoluent sur des terrains propices à leurs aptitudes, comme les prairies.
Aucun intérêt pour eux à se déplacer sur une route goudronnée, un terrain caillouteux, sauter un obstacle d'1m50 alors qu'il suffit de passer à côté.
Tout se complique quand un certain bipède part à l'assaut de sa plus belle conquête.
Ce bel animal se retrouve alors dans des conditions de déséquilibre environnemental, devant être palliées par les compétences de chacun d'entre nous.
En ce qui concerne les soins afférents aux sabots, ils seront adaptés à chaque animal et seul votre Maréchal-ferrant traitant pourra vous indiquer la nature et la périodicité d'entretien à effectuer.
Dans tous les cas les soins préventifs seront justifiés.

Un cheval avec des fers mal ajustés ou trop petits équivaut à porter des chaussures qui ne vous conviennent pas.

On sait que le pied du cheval est assez sensible pour détecter une mine placée à trente centimètres sous terre.

En tant qu'utilisateurs d'équidés, nous devons continuellement nous remettre en question à ce sujet.

Voici un exemple de souffrance dissimulée.
Des séquelles dues à un excès d'alimentation et les solutions que peut apporter une ferrure pathologique.

A mon arrivée, cet âne ne comportait pas de signe apparent de souffrance et j'étais appelé pour un simple parage.



Mais lorsque j'ai soulevé l'antérieur, j'ai constaté que cet âne était victime d'une séquelle de " fourbure ", à savoir une " fourmilière de fourbure ".

J'ai alors procédé à une ablation de la partie lésée; on aperçoit la troisième phalange avec une infime protection de chair et de corne.
Puis, à la pose d'un fer en col de cygne forgé sur mesure dans mon atelier.
Cette ferrure soulage l'animal car seules les parties saines supportent le poids de l'animal.






Après quelques mois de suivi, la corne a repoussé et la ferrure a été supprimée pour laisser place à un simple entretien de parage.


Les ânes sont régulièrement sujets à ce type d'affection car ils sont très gourmands et très malins et pour l'anecdote, celui-ci vivait dans un lotissement et poussait des braiments si forts, que ses propriétaires, pour éviter les remontrances du voisinage, lui portaient du pain afin de faire cesser son cri majestueux. Il n'avait plus alors qu'à jouer de son instrument pour déclencher la venue des friandises.

" Textes et photos Joël Poli Maréchal-ferrant, éleveur d'ânes en Corse. "

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